Vague56
vintage 2 ... le retour Envoyer
Oui bon, les vagues ne sont manifestement pas revenues... dur... mais j'ai de quoi vous faire patienter (ou faire pleurer selon l'état de manque de certains). J'ai encore quelques photos à vous montrer.
PHOTO 1 : on se fait plaisir, hang five de moi par moi... sur le meilleur noserider que j'ai jamais eu. Une planche achetée à Zack Howard 9'4" avec un nose bien rond comme j'aime qui a finie en 2... RIP

PHOTOS 2 et 3 : Confrontation et similitude de style avec 2 des plus grands maître du noseride au monde. Alex Knost sur la première, Joël Tudor ensuite.

PHOTO 4 : Pour finire, LA photo qui fait pleurer. Beaucoup reconnaîtront les KO à Guidel. Une session assez dingue à 3 à l'eau, d'une perfection incroyable sans vent. Pas gros mais suffisament pour se faire sa dose de tube pour quelques mois. Décembre 2004.

 

 
Vintage Guidel Envoyer
Enfin vintage, c'est un bien grand mot. Les photos ont été prises entre 2001 et 2004. Mais le fait qu'elles soient en argentiques me fait pensé à une époque lointaine et estudiantine.
Cette actuelle période de flat est l'occasion de fouiller dans mes vieux cartons et en ressortir quelques photos que je trouve acceptable. Ici, rien de transcendant dans la lumière, la compo ou quoique ce soit d'autre mais la qualité des vagues laissera, je le pense, pantois. On voit ici 3 bancs à différentes dates.
Je ne veux pas plus de monde à Guidel, bien au contraire, mais ce spot connu pour ses vagues molles peut offrir parfois des vagues exceptionnelles. C'est rare, certes, il y a avait sûrement mieux ailleurs et pas loin, certes, mais j'y ai passé ma plus belle semaine de surf de ma vie et je voulais vous en faire profiter.
Je surfais tous les matins seul (4 a été le max) le vent a soufflé offshore toute la semaine sans discontinuer, et la houle de Sud Ouest a offert des vagues de 2 m le lundi à 50 cm le samedi baissant tout doucement. Le banc de sable était absolument parfait. Il était tellement abrupte que les vagues de série comme les intermédiaires déferlaient au même endroit. La droite offrait une première section à tube puis une épaule assez longue pour faire soit du nose, sois du carving. Puis, alors que l'on croyait la vague se terminer, le mur recommençait à lever de plus en plus raide pour offrir une deuxième section tubulaire, plus rapide que la première  qui bien négocié permettait un tube assez long. Elle finissait alors sur une épaule petite mais qui continuait à dérouler idéale pour le noseriding. Un tel gavage, la plupart du temps seul, était inespéré. Le spot se remplissait doucement l'après midi pour finire saturé comme sur la photo. On pouvait voire parfois 3 surfeurs surfer en même temps sur trois vagues différentes. Je crois que je n'ai jamais progressé aussi vite que durant cette semaine là, surfant quasiment exclusivement ma 6'4" single.

 

 
des videos Envoyer
La vidéo n'a jamais été une priorité dans ma recherche artistique, bien au contraire. Mais j'ai tout de même "réalisé" un petit film l'année dernière sur le spot de Saint Barbe :

 

Gwen Cristien, Stéphane James, Emilie Ploteau et Jibé Fleitour en sont les surfeurs. Y a moi aussi, enfin mes pieds. Cette vidéo a eu un excellent retour, pas mal de connexion et m'a donné l'envie de continuer. Cette idée est restée dans ma tête plus ou moins enfouie et est ressortie récemment après une discussion avec Erwan, l'auteur de ce site. J'ai donc repris la caméra pour une session à Guidel et c'est Erwan qui a réalisé le montage :

Noseride from Noseride on Vimeo.

Toujours Gwen Cristien, et Sébastien Isaïa.
Pourquoi je vous parle de ces vidéos ? D'une part pour le plaisir de vous les faire partager et d'autre part pour lancer un projet que j'ai avec Erwan. Il sera dévoilé au grand jour quand on aura fini le site internet. Donc je vous invite à venir ici régulièrement et je vous tiendrai au courant. En attendant, allez juste jeter un oeil à www.noseride.fr
 
Une rencontre improbable Envoyer
Tout a commencé cet été aux alentours du 11 août sur la côte des Basques à Biarritz. Les vagues ont disparu, les nuages aussi et le monde a envahi la côte. Après le tour des surf shops, l'ennui commence vraiment à peser et la décision de rentrer en Bretagne fait l'unanimité. 17H, les touristes sont tous en train de cramer au soleil, c'est le moment de partir pour profiter de la fraîcheur de la soirée. Cependant, un ami m'a dit qu'il fallait absolument que je passe voir un dernier surf shop qui venait de s'ouvrir à Bidart et qui avait des planches incroyables. Ca ne fait pas un grand détour pour récupérer l'autoroute, je m'exécute. Je quitte Biarritz par le Sud et à l'entrée de Bidart, vois sur ma droite « Wallako surf shop », que je ne connaissais pas. Ca doit être là. Je rentre sur le parking en gravier blanc et découvre une scène inhabituelle : quelques surfers regardent un mec en short rouge frotter avec un chiffon des planches en bois posées sur des traitteaux... Bizarre. Je me gare, sors de ma voiture, dis bonjour et remarque que les planches en bois sont des Alaias portant la griffe de Tom Wegener. Pour info, Tom est une légende Australienne du surf. Ancien longboarder pro au style incomparable, il a inspiré et donné envie de faire du longboard à des mecs comme Joël tudor... rien que ça. Il est maintenant la référence mondiale en matière de planche en bois et a remis au goût du jour les alaias via les films de Thomas Campbell : Sprout et The Present. Les alaias étant des répliques améliorées des planches traditionnelles Australiennes. Bref, je tombe donc en extase devant ces bijoux. L'homme qui frotte les planches parle anglais, porte un short rouge et arbore une magnifique casquette avec une tête de tigre. L'idée que ce soit Tom Wegener lui même me trotte dans la tête mais l'improbabilité d'une telle rencontre me tend à penser le contraire malgré les insistances de ma copine sur sa ressemblance avec le Tom du poster affiché à l'entrée du magasin. La vendeuse lui donnera raison. Je reste scotché, me repassant dans ma tête toutes les séquences de films comme Sprout, Seaworthy etc...
Après quelques minutes, attiré par mon tee shirt Sprout acheté le jour même, le patron vient vers moi pour me parler. Il m'apprendra que Tom est en France pour seulement 2 jours et que c'est son premier séjour en Europe. Il a fait 10 planches dans l'après midi, évidemment toutes réservées et me propose d'en garder une sur la prochaine commande qu'il fera. Je dis oui sans vraiment réfléchir. Au bout de quelques minutes, un coup de fil retenti, un acheteur vient de se désister. « Si tu veux, la 5'7 '' qui est là est à toi tout de suite » me sort le patron. Je ne dis rien et commence à la regarder pensant à mes finances. Tom arrive à ce moment là, on se sert la main, et je lui demande si la planche me convient. Malgré mon anglais médiocre, j'arrive à suivre. Après une bière, ça va mieux. Il me sortira des phrases comme « l'idéal c'est des vagues longues et creuses. Y a un spot devant chez moi qui est parfait, il s'appelle Noosa, faudra que tu viennes un jour » ou encore « j'ai fais la même pour un ami, il s'appelle Rob Machado, il se débrouille bien avec »... je ne déscotch pas et décide de la prendre. On discute pendant plus d'une heure, je lui apprend à dire « Yérêd mât », il me parle de sa première sortie avec sa Olo de 16 pieds, de ses films, de sa famille, de son apprenti Matt qui test et surf les alaias divinement. Il me conseille sur la façon de les surfer, m'explique comment les entretenir et les réparer en cas de raillure. 19H, le magasin ferme. Après avoir signé (ou devrai-je dire pyrogravé) mon nom sur la planche et avoir passé une couche d'huile de lin, je lui dis au revoir. Il nous fera signe depuis le parking jusqu'à ce que notre voiture disparaisse. Une rencontre improbable avec un homme d'une gentillesse et simplicité incroyable.

Mon sourire niais commencera à baisser au niveau de La Rochelle selon ma copine. Cette rencontre aura été la conclusion d'une série de coups de chance toute la journée. En plus, j'apprendrai plus tard que je m'étais trompé de surf shop.

Voici quelques photos de Tom préparant et signant ma planche :

Samedi dernier, les conditions étaient enfin réunies pour l'essayer : 80 cm glassy au Loch sur la côte de Guidel. Très excité, je suis les recommandations de Tom à la lettre et y va en « Bellyboard » dans un premier temps pour me familiariser avec l'engin. Première impression, la planche flotte peut, surtout sous mes 90 kg. Je passe la barre sans dificulté passant les canards les plus profonds de ma vie (la faible flottaison rendant la remontée à la surface un peu longue). Assis sur ma planche, j'ai de l'eau jusqu'au menton. Tout le monde me regarde avec des airs étonnés. Première vague, une droite, je suis surpris de la prendre aussi facilement, je plante le rail d'un demi centimètre de largeur et accélère, la vitesse est incroyable sur des vagues aussi molles. Je sens la planche réagir sous mon ventre à la moindre bosse. Je finis dans la reforme au bord dans 30 cm heureux sans avoir fait la moindre figure. Je reviens au lin up, j'enchaine les vagues beaucoup plus facilement que ce que j'aurai imaginé, me calant même une belle casquette inespérée dans la reforme. Au bout d'une heure, je suis convaincu par la planche. Je décide donc de poser les palmes. Tom m'avait dit d'essayer là où j'avais pied pour me propulser debout. Problème, il n'y a que des mousses là où j'ai pied. Je décide donc de rejoindre le lin up à la rame. Pas facile, j'ai plus l'impression de nager que de ramer avec si peu de flottaison. En plus, Tom m'a bien spécifié qu'il ne fallait pas la waxer, et ça glisse. Ramer avec un tel engin est d'une difficulté que je n'imaginai pas. Et revoyant les images de Rastovich et de Malloy à Waïmea dans The Present avec cet engin me rend compte de l'exploit qu'ils ont accompli. Après plusieurs tentatives, j'arrive enfin à prendre une vague, je me met debout et fait un beau tout droit essayant de stabiliser en vain cette planche. Je m'accroche. Continu d'essayer jusqu'à la vague, une droite, je plante le rail, me met debout rapidement, reste bien groupé (autant que mon gabarit me le permet) et arrive enfin à dérouler la vague sur 4/5 mètres. C'est une sensation incroyable. Malgré la mollesse de la vague et la fable flottaison de la plache, j'ai l'impression d'aller super vite sans forcer. Une fois le rail planté dans la paroi, la planche est étonnament stable. Par contre arrivé en bas de vague, il ne faut pas espérer que la mousse vous pousse, avec la perte de vitesse, la planche coule, tout simplement... Le bilan est plus que positif et je pense continuer régulièrement à utiliser cet engin, je suis devenu fan. Voici des photos de ma toute première session en alaia, immortalisée par ma copine :

Des liens :

http://www.wallako-surfshop.com/

http://www.tomwegenersurfboards.com/


 
Faire de l'ancien avec du neuf Envoyer
L'aire du numérique a profondement bouleversé l'approche de la photo et celle du photographe. La facilité de faire des images, de se les passer a infligé à la photo une baisse de sa valeur aussi rapide qu'une crise économique. Je ne parle pas d'argent mais de valeur artistique... on ne dit plus "tu es doué" mais "ton appareil fait de belles photos, il a combien de pixels ?". Qu'est ce que ce genre de phrase peut m'énerver. L'appareil peut être le plus cher et le plus sophistiqué au monde, si le photographe n'a pas l'oeil, les photos seront moches. Quoiqu'il en soit, le numérique n'a pas fait que du bien à la photo.
De plus, la recherche artistique trouve parfois des limites dans le numérique qu'elle n'avait pas avec l'argentique. Photoshop et autres logiciels deviennent alors nos meilleurs amis pour espérer approcher la qualité, les effets de tel ou tel appareil ou pellicule.
Je parle de ça car je viens de m'y essayer, j'aime le résultat. Je ne prétend pas faire mieux que l'argentique, mais entre nous, j'ai pas envie de revenir à ce système long et coûteux. Peut être un jours. En attendant voici ce que j'ai fait, Stephane James en hang ten, Gwen Cristien qui attend les vagues.

 

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