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30 décembre 2009, Haleiwa, Pipeline, surf...
Aujourd'hui, il ne fait pas très beau... Ça va être visite des surf shop et promenade. On passe tout de même prendre notre café à Pipeline, ça devient une habitude. Les vagues sont petites (2m aux séries) et un peu de monde. Le vent ne s'est pas encore levé. C'est joli à regarder mais on ne s'attarde pas trop. On va jeter un œil à Sunset qui n'a rien de dingue non plus. On trace donc vers Haleiwa.

On est accueilli par le fameux panneau d'entrée représentant un surfeur dans le tube et photographié par une horde de Japonais. On le prendra en photo plus tard. On arrive ensuite devant le plus vieux surf shop du North Shore, ouvert en 1969. Célèbre dans le monde entier, il apparait dans beaucoup de vidéos, livres et magazines. Il est juste avant le très célèbre Rainbow Bridge. On se prend évidemment en photo devant pendant que des gamins sautent dans l'eau. Il représentait, pour les surfers, l'entrée du North Shore avant la déviation : mythique quoi. On entre dans le surf shop. Au plafond, des dizaines de planches mythiques : Greg Noll, Hobbies, Dale Velzy, Mike Diffenderfer... de quoi faire pleurer le plus chevronné des collectionneurs. Pour le reste, ça reste un surf shop. Rien d'original si ce n'est que toutes les marques de surf semblent avoir fait une collection spécial Hawaii. On retrouve "North Shore", "Haleiwa", "Pipeline", "Hawaii" sur toutes les fringues. On achète évidemment quelques conneries. en face, le shop Volcom crache de la musique à fond... dans la rue. Rien de bien intéressant non plus mais ils louent des planches. L'occasion de surfer est parfaite, les vagues sont "petites". Je loue donc un longboard surftech Bill Hamilton pour 18$ + 2 pour les sangles. Elle est rouge, elle va bien avec la voiture.

On trace sur le spot que je veux surfer : Sunset. Le vent s'est un peu levé, les vagues frisent les 2m aux séries et seulement 5 mecs à l'eau : parfait. Je me change et j'y vais. Ça fait bizarre de ramer dans le chenal quand on pense à tout ce qui s'y est passé. Je rame 10 bonnes minutes. L'eau est une vrai piscine et le fond rocheux est très profond. Ce qui n'empêche pas l'apparition de belles marmites dans la zone d'impact. Je reste assis à observer. Les séries sont longues à venir mais bien plus grosses que les intermédiaires. Elles décalent un coup à droite, un coup à gauche ce qui fait qu'on peut se retrouver trop à l'intérieur comme trop sur l'épaule sans bouger. Du coup, le lin up est large et on ne se marche pas dessus. Je décide d'attendre dans le chenal une série qui décale. En voilà une justement. Tous les mecs rament vers le large et se la prennent sur la gueule, je me positionne et je pars. Drop facile, bottom et... merde, un mec avec un short noir Da Hui, crane rasé et tatouage est derrière moi dans la mousse. Oups. Je sors immédiatement. Je retourne au lin up et je le vois qui arrive vers moi. Je lui fais un geste d'excuse, il me sourit en me disant avec un accent Brésilien que ce n'est pas grave. Ouf... Je me remet en position et j'enchaine ensuite 5 vagues. Certes je ne pars pas à l'intérieur (de toute façon monopolisé par un groupe de gamin et de vieux en gun) donc mes vagues sont plutôt molles mais elles ont assez de vitesse et de puissance pour me satisfaire. Et la deuxième section est plutôt sympa. Le vent s'est bien levé et je sors au bout de 2h heureux : j'ai surfer Sunset. Jessica a immortalisé cet instant avec mon appareil.

On rentre manger à l'appart et on fait une petite sieste avant d'aller rendre la planche et de visiter Haleiwa. On passe le pont et on trouve une rue commerçante. Plein de surf shop évidemment : Patagonia, Quiksilver, Volcom, ... des glaciers dont un apparemment très célèbre : Matsumoto vu la queue devant son magasin. Mr Obama y passait d'ailleurs ce jour là prendre une glace avec sa fille. A croire qu'il nous suit. Leur glace est en fait de la glace pilée dans un cornet en plastique (que l'on retrouve partout dans la nature) arrosée abondamment de sirop très très sucré. C'est dégueulasse. Bref, on va faire les surf shop et on tombe sur un mec super sympa. Il nous a entendu parler français et nous a dit que quelques mois avant, un français travaillant pour le petit futé était venu. Il lui avait collé un autocollant sur sa vitrine et lui avait demandé de faire - 10 % aux français. Tellement content de voir que des français étaient entrés dans sa boutique, il nous a offert plein d'autocollants et une remise de 20%.

L'après midi se passe et on fait un tour d'Haleiwa. On roule un peu dans la campagne vers l'Ouest. On passe des villages pommés, et des usines de cannes à sucres désaffectées. On voit que ce sont les quartiers de la classe populaire avec de maisons plus petites, moins bien entretenues et les habitants sont d'origine hawaiienne pour la plupart... mais leur jardin donne sur la côte. On s'arrête regarder entre 2 maisons : le sable est blanc, il y a un lagon paisible et turquoise où un Hawaiien se promène en stand up avec son fils. Plus loin, la barrière de corail fait déferler des vagues de 1m et plus un peu partout sans personne. A côté de nous un mec (tête de serial killer blanc) en lycra joue avec sa PSP en faisant le grand écart... no comment. En tout cas, c'est si paisible qu'on reste un peu savourer la dure vie Hawaïenne. La misère semble moins pénible au soleil...

On rentre en repassant par Haleiwa, toujours autant de monde chez Matsumoto, toujours la musique dehors chez Volcom. Haleiwa est une toute petite ville organisée en un port de plaisance, une rue commerçante à touristes et des habitations autour. Pas de vrai centre ville, ça fait bizarre. On fait une dernière halte sur un spot ultra populaire de Haleiwa, sur la rive gauche. Les vagues sont jolies et gentilles : 1m propre mais assez puissant mine de rien. La population à l'eau est composée de touristes débutants qui ne prennent aucune vague, de jeunes de 8 à 18 ans en shortboard, longboard et body, garçons et filles confondus qui ont un niveau à gagner un WQS. Ça taxe, ça bataille dans tous les sens pour choper les séries, on voit des airs toutes les 30s, des rollers snapés, des hang ten... incroyable spectacle. Ils ont tous un sponsor. Au bord, c'est les moins de 8 ans qui prennent la reforme de 20 cm. Le plus petit doit avoir 4 à tout casser. Ils enchainent vague sur vague essayant de faire des petites manœuvres. C'est un peu le spot d'apprentissage des futurs champions.

On décolle et on va sur Pipeline voir les dernières vagues de la journée.

Le soir, on va chez M. Pancho Sullivan pour finir de payer le loyer. Sa maison est collée à la notre. Sa femme nous ouvre, elle parle français après avoir fait ses études à Lyon. La salle à manger / cuisine est immense. Ses trois enfants sont là, adorables, ils veulent jouer tout de suite avec nous. La maman de Pancho est là aussi. Ils nous accueillent avec le sourire et on commence à discuter de l'appart, du jacuzzi que Pancho doit réparer, et je lui dis que j'ai surfé Sunset. Il me répond qu'il adore ce spot... ah bon ?? Il finit par me donner des tuyaux de spots sympas pas trop connus pour faire de la photo mais attention, demain ça sera trop gros. Il me dit qu'il sera à l'aube à Sunset car ça va être une bonne journée et que la semaine prochaine, une très grosse houle arrive. Tout ça avec un énorme sourire. Cool. On rentre dormir avec le sourire. Un Gecko nous regarde dormir.

Demain : levés le plus tôt possible pour choper ce qui sera le plus gros Pipeline de notre séjour.
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29 décembre 2009, Pipeline, Sunset, Côte Est et Waïkiki...
Levés aux aurores. Le calme de la montagne aide à un sommeil profond et réparateur. L'aube a déposé sa rosée avec générosité. Tout est humide sous un ciel déjà bleu. On se dépêche de prendre un rapide petit déjeuner puis on va prendre un café au starbuck que l'on va boire sur la plage de Pipeline.
C'est nettement plus petit qu'hier et il y a déjà du monde. Ca reste bien meilleur que le meilleur des jours du meilleur spot de Bretagne... Je ne prend pas de photo et profite simplement du moment. Les gars enchainent tubes sur tubes. La population à l'eau a un peu évolué. Autant hier les pros étaient de sortis ainsi que les Hawaiiens expérimentés, autant ce matin on voit du Japonnais non sponsorisé, du gamin de 12 ans, de la bodyboardeuse déjà en bikini.
Un mystère est d'ailleurs apparu à nos yeux. Ma copine Jessica passe tout son temps dans l'eau à remettre en place son maillot dès qu'il y a des vagues. Et là, devant nous, une bodyboardeuse enchaîne les vagues en bikini, des tubes avec souffle, des rollos sans rien perdre. Ce mystère sera d'ailleurs un point soulevé plusieurs fois dans le séjour puisque beaucoup de surfeuses surfent en bikini. En regardant plus attentivement les photos (qu'est ce qu'il faut pas faire pour la science), j'ai comme l'impression qu'elles mettent systématiquement des maillots trop petits pour elles pour être sûr qu'ils restent bien en place. Serait-ce aussi simple? Je vais chercher des financements pour en faire un sujet de thèse...
Bref, après ce petit déjeuner avec vue, nous avons repris la voiture pour voir la fameuse vague de Sunset qui en fait n'est qu'à 1km plus à l'Est. Le temps s'est couvert un peu, dommage. Les photos du sable blanc avec cocotiers rend tout de suite moins bien avec des nuages. Pas grave, les vagues sont là. La plage est en demi cercle. A droite et au large : Sunset Point.

La vague pète au large, le pic n'est pas bien défini et il y a du monde. Ils ont tous une grande planche : gun ou longboard moderne. Une série arrive et on peut évaluer la taille à un bon 2m50 bien puissant. Au milieu de la plage, il n'y a rien. Un petit shorebreak insignifiant et un espace dégagé de vague jusqu'à l'horizon. La barre est donc un jeu d'enfant. A gauche, il y a Pancho Sullivan qui s'apprête à aller à l'eau avec son élève (une gamine Hawaiienne) pendant que Myles Padaka filme au bord.
La vague est un bowl : la gauche est courte et la droite creuse, tendue et rapide. Un longboarder y passe d'ailleurs un cheaterfive dans le tube... frimeur. Forcément, première vague de Pancho : un tube et un cut back "à la Pancho" c'est à dire avec une gerbe qui part à 12m. On a beau s'y être préparé, c'est tout de même super impressionnant. Son élève part sur la vague suivante, après un stall pour se caler super profond et ressortir sans toucher les bords, elle a enchainé un cut back bien tapé, un roller tail slide et un petit air grabé sur la fin... mouais, avec ça elle chope un 10 en WCT. Je ne sais pas qui c'est mais à mon avis on va bientôt en entendre parler. On prend quelques photos devant le bowl, on voit à droite la vague de Sunset de côté. Elle impressionne par sa puissance. Elle ressemble un peu à Guéthary mais en plus creuse, plus aléatoire et plus puissante. On ne se lasse pas du spectacle mais on a des choses à visiter.

On reprend donc la route vers l'Est. Les maisons disparaissent peu à peu laissant la place à la montagne à droite et les champs à gauche. On tombe vite sur une petite baraque de souvenirs kitchs remplie de trucs et bidules en tous genres. J'y achète une Hawaiienne montée sur ressort pour mettre sur le tableau de bord de la voiture ainsi qu'un mini Obama en short avec une planche de surf. La classe quoi.
On continue et on arrive devant le resort de turtle bay. La femme de Pancho nous avait dit qu'elle allait là se baigner avec ses enfants. On décide d'entrer. C'est classe, propre et surtout cher : 5 $ les 4h. Ca a intérêt à être bien. On trouve un parking entre l'hotel et le golf et on va à la plage.... super... l'hotel est construit directement sur la pointe devant un lagon. La plage est recouverte de transats payants et de gros touristes américains. L'eau est calme, c'est déjà ça. Jess peut se baigner tranquillement. J'y vais avec le masque. La faune est assez déserte. Les fonds marins ont été ravagés par l'urbanisation, et on sent que ça commence tout juste à revenir. J'arrive tout de même à trouver au bord extérieur du lagon pas mal de poissons. En sortant, je suis resté admiratif devant une petite murène léopard bien agressive malgré sa taille.
On repart au bout d'une heure toujours vers l'Est qui se transforme bientôt en Sud. La route est magnifique, on longe d'un côté des montagnes abruptes couvertes d'une végétation dense et luxuriante et de l'autre un enchainement de plages de sable fin devant une eau de plus en plus bleue. On passe le musée sur la polynésie, la vallée des temples, et le centre océanographique. Celui ci est posé au bout d'une digue en bois devant un lagon turquoise. On fait quelques haltes photos un peu partout.

Et on finit sur la plage de Sandybeach la bien nommée. On achète un petit sandwich. (spécialitée de là bas: les Tacos) L'eau y est particulièrement turquoise et surtout il y a un shorebreak connu dans le monde entier pour le bodysurf. Jessica un peu malade reste dormir sur la plage pendant que je m'adonne aux joies de l'enfermade dans le tube pendant 2h.

Des dizaines de visions de dingues et 4 l de flotte dans les sinus plus tard, on reprend la route cette fois du Sud pour aller visiter la plage de Hanauma Bay considérée par les gudies comme la plus belle de tout l'archipel Hawaiien. Au moment de tourner, un barrage de sécurité de flics plus shérif commence à m'engueuler pour que je circule. On croisera ensuite des dizaines de voitures de police. On a su après coup que M. Obama et sa petite famille avaient décidé de piquer une tête sur cette plage. Pas de chance, on avait pas l'intention de revenir.
On continu donc la route, ça devient de plus en plus habité, on se rapproche de Waïkiki. Les maisons sont de plus en plus grandes et la circulation de plus en plus dense. On passe devant Diamond Head (qui est un cratère), où on a trouvé le seul phare que j'ai pu voir. On s'est ensuite fait coincer dans un bouchon. On est sur la route principale de Waïkiki à l'heure de pointe. On cherche donc à se garer.
Une fois à pieds, on se croirait dans un Manhattan de plage : des buildings super hauts, des touristes en tong et en shorts et des boutiques de souvenirs, de surf, des bijouteries et des bars partout. Dans cette ville, le touriste est majoritairement Japonais. D'ailleurs les panneaux sont traduits en Japonais et certains restaurants à Sushi ne se sont même pas donnés la peine de faire une carte en anglais.
On trouve un passage entre 2 immeubles pour arriver sur la plage. Quelle déception. Les immeubles sont tous des hotels de luxe qui ont construit leur terrasse sur la plage directement. Pas de chemin entre la plage et l'immeuble. Les touristes sont entassés sous leurs parasols, les transats sont partout et les seuls Hawaiiens présents sont là pour servir les touristes en costume plus ou moins traditionnel. On prend quelques photos de principes, on passe devant le Moana hotel (premier hotel de Waïkiki) et on cherche la statue du Duke, petit hommage, photos et hop on repart.
On commence à être vraiment fatigués. En cherchant la voiture, on trouve un Apple store à côté du magasin Rolex. Immense. On y rentre par curiosité et une vendeuse parlant parfaitement français nous accueille. Trop contente de parler en français, elle nous lache plus et nous raconte plein d'anecdotes palpitantes qui lui sont arrivées dans ce magasin : "l'autre jour, Taj Burrow est venu. Je ne savais pas qui c'était et quand il m'a dit qu'il était sur le North Shore pour surfer, je lui ai dit de faire attention car les vagues sont dangereuses... il venait juste de gagner le Pipe Master (rire)...". On achète tout de même la dernière souris Apple et on rentre.
 Waikiki, Diamond Head
Une heure de route de nuit, sous la pluie, avec du monde, sans connaitre la route, sur un périphérique à 6 voies : c'est décidé, on ne reviendra au Sud de l'ile que pour prendre l'avion.
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28 décembre 2009, premier jour sur le North Shore d'Hawaii...
Le réveil est facile. Ca me rappelle la première fois que je suis allé à Eurodisney quand j'avais 10 ans, j'étais surexcité et levé à 5h du mat avant tout le monde. C'est un peu pareil, je me réveille dans le plus beau parc d'attraction pour surfeurs et photographes, dans la propriété de Pancho Sullivan, à 7h du matin à la meilleure période de l'année pour les vagues : j'ai le sourire.
Rien à manger, on enfile des vêtements d'été (boardshort, tee shirt et tongs) et tout le matos photo pour la journée et on file au Foodland. La descente de Pupukea Road est grandiose. Très sinueuse (style montagneuse), elle découvre après un virage une vue magnifique sur la côte : à gauche Haleiwa et Waïmea Bay, à droite Pipeline et Sunset. L'océan semble calme, le vent est inexistant mais les lignes de houle raient la surface de l'eau jusqu'à l'horizon. On arrive au Foodland : climatisation à fond, déjà du monde, que des têtes de surfeurs en short barraqués et tatoués, pickup bourrés de planches sur le parking et beach cruser hallucinants parqués sur la zone réservée aux vélos. On trouve du beurre salé "Président", ça c'est fait. Sandwichs, bières "Pipeline", café au starbuck et nous voilà repartis vers l'Est à la recherche de Pipeline. La route suit la côte mais on ne voit que rarement la mer à cause des maisons agglutinées sur la plage.
On arrive à un parking que je reconnais : c'est là y a pas de doute, en face de l'école. Je me gare puis court vers la plage : vision de magazine. Un "Pipe" de 3 m déroule parfaitement avec un spot à chaque vague, du monde à l'eau, plein de photographes aux objectifs démesurés, cabane de lifeguard sur la plage et drapeaux rouge "no swimming". C'est con mais voir ça de ses propres yeux fait oublier tous les soucis du monde... Je m'installe à droite de Pipeline pour choper les mecs de côté dans le tube. Backdoor semble fermer et 9 gars sur 10 part sur le Pipe. Faut faire un choix de toute façon. Je sors le monopode, et je shoot.
La plage est surnommée par les photographes "Kodak beach" car c'est un vrai studio photo. Je confirme. C'est simple, tout y est parfait. Le soleil se lève face à la vague donc la lumière est parfaite le matin, les alizés ne se lèvent que l'après midi donc le matin c'est glassy, la vague pète très prêt du bord (100 m), l'eau est entre le bleu ciel, turquoise, bleu blanc avec la mousse mais toujours incroyable, la plage est composée de sable jaune très doux, surplombée de cocotiers qui cachent les maisons en bois, les filles se promènent en bikinis et sont pour la plupart sorties de magazines de modes, la vague est régulière, creuse, décale, offre des séries énormes, des souffles monumentaux, en gros elle fait le show. Et enfin, le niveau moyen des surfeurs à l'eau fait penser à une compet du WCT. Mais attention, derrière ce paradis, l'enfer n'est pas loin. A marée basse, des blocs de récifs sortent de l'eau devant la vague, on a de l'eau au niveau des genoux dans la zone d'impact, la vague jette d'un seul coup obligeant quasiment à chaque fois le late take off, et le courant au bord est phénoménal. Bref, je suis resté au bord regarder les surfeurs. Les aquashoots demandent une sacré expérience du spot, et de toute façon vu le nombre de mecs à l'eau à faire de la photo, je préfère rester pénard sur le sable.
La matinée se passe, je multiplie les différents points de vue de la vague. N'ayant pas de gros zoom performant, je me concentre sur des photos d'ambiance et de lin-up, et y a de quoi faire. La marée descend de plus en plus et la vague devient vraiment très méchante. Les surfeurs sortent tous un par un. On décide de bouger pour se faire un peu de plage et Jessica veut nager en eau tranquille, je lui propose Waïmea Bay.
On retourne sur nos pas, on passe le foodland, puis on passe devant l'église avant de passer sur le pont de la Waïmea River pour enfin trouver le parking. Plein, évidemment. Demi tour, on s'est garé finalement sur le parking au pied de l'église. On descend ensuite sur la plage à pied. Rien n'est prévu pour les piétons là-bas, c'est un peu énervant, et surtout super dangereux. La plage est sympa, coupée en deux par la waïmea river, avec quelques cocottiers qui descendent sur la plage. Les lifeguards surveillent sans stress les touristes qui se baignent. Après tout, il n'y a que 4m au large et 2m aux séries dans le shorebreak (à peine 1m selon eux). L'eau est délicieuse et transparente, le shorebreak, petit est tout de même très puissant et le courant au bord est assez fort. Suffisamment pour arrêter prématurément la baignade de Jess. Moi je retourne chercher mes palmes pour m'amuser un peu. La vague est creuse mais pas effrayante. Par contre sa puissance d'impact est telle qu'elle crée un backwash juste en déferlant. J'avais jamais vu ça. Je décide de faire des photos mais je me fais rapidement interpeler par les lifeguards : trop dangereux pour les baigneurs... mouais, je vais pas faire le malin... Je sors. Il y a pas mal de bodyboarder à l'eau, des gamins pour la plupart qui se prennent de belles branlées en se laissant enfermer dans le tube.
Le soleil commence à décliner et on décide de retourner sur Pipeline pour regarder le coucher de soleil. La lumière est folle, les vagues sont encore plus dingues que le matin. Beaucoup de monde en surf et en aquashots dont Sylvain Cazenave. Les tubes ressortis sont nombreux, le spectacle est saisissant, la lumière incroyable. Les mecs restent à l'eau bien après le coucher du soleil. On rentre finalement à l'appart bien fatigués, avec plus de 1200 photos "tu vois que j'ai bien fait de prendre l'ordinateur".
J'en rajouterai sur cette galerie de temps en temps... j'ai pas fini encore de tout traiter
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26/27 décembre 2009, décollage de Charles de Gaulle pour Honolulu...
Le voyage commence par 3h de train de Rennes direction Roissy-Charles de Gaulle. Arrivés tardivement, on découvre l'aéroport dans un froid Sibérien et on se dirige vers l'hôtel Ibis, réservé depuis longtemps à proximité du terminal. Ah, le voilà, on aura seulement pris 6 escalators, une navette, et un ascenseur. Surprise : notre promotion spéciale à seulement 35€ la nuit à 2 n'est pas dans l'hôtel à côté de l'aéroport ? Bah non, ça aurait été trop beau, c'est à 15 minutes de bus de là. Bof, au point où on en est. La chambre est... une chambre, on est là pour dormir. Levés 5h30 du mat, direction le terminal adéquat. Mouais, je voulais être large au cas où il neigerait encore mais 5h d'avance, ça fait peut être beaucoup, l'enregistrement des bagages n'a même pas commencé... Je vous passe l'attente. On décolle enfin direction Londres, à peine le temps de monter qu'on descend déjà. On arrive et là, c'est la course, notre terminal pour Los Angeles est à l'opposé et on a que 1h15 pour le chopper. On court, prend des ascenseurs, navettes, escalators... pour enfin arriver à la bonne porte. Ils n'ont pas commencé l'enregistrement, on est large. On a même le temps d'acheter un sandwich anglais absolument immonde. Le temps passe, l'heure prévue pour l'embarquement est dépassée... on attend. Puis un message en anglais que j'arrive tant bien que mal à comprendre : un avion vient de subir un attentat aux USA. Foiré l'attentat, heureusement mais on passe au niveau de sécurité maximum pour tous les vols pour les USA. Ca se traduit par une fouille complète des bagages en cabine et un palpage complet du corps. Et comme j'aime la facilité, j'avais tout mon matos avec moi : 2 boitiers et 5 objectifs et Jessica le caisson étanche et l'ordinateur... Forcément, le caisson avec sa gâchette ça intrigue et chaque passage au scanner aura été suivi d'une explication. Enfin, ça passe. A noter l'organisation : ils sont 2 à la sécurité, on est plus de 300... ça va être long. Ça l'a été : 4h de retard. On a même eu le temps de regarder "Very Bad Trip" dans l'avion avant qu'il ne décolle. Bon bah on a d'ores et déjà raté notre correspondance pour Honolulu, plus besoin de stresser pour notre correspondance. Le voyage est long mais la perspective d'une eau chaude et de cocottiers aide à supporter le trajet. Arrivée à Los Angeles, il fait déjà plus chaud. Pas le temps de mesurer la température, on passe la douane facilement (je suis tombé sur un flic super sympa, moustachu, grosses lunettes à la chips, qui veut faire peur tout en restant sympa, il me faisait marrer, ça change des Anglais). On se dépêche de trouver le comptoir British Airways pour s'informer du prochain vol pour Honolulu. Il est 20h, on est levé depuis 5h du mat et on s'est tapé 9h de décalage horaire. En gros il est 5h du mat en France. Après des dizaines d'excuses et un plantage d'ordi, ils nous disent que le prochain vol où il y a de la place est prévu pour dans... 20h. Et merde, une journée en moins au paradis... en plus une houle de 60 pieds était prévue pour le lendemain (j'ai su après coup que des séries de 10m avaient pété à Waïmea...). Petite compensation, ils nous payent l'hôtel 5* Sheraton avec diner, petit déj et déjeuner.

C'est la moindre des choses et on en profite bien. Pétage de bide au hamburger et lit king size. On se fait une petite balade autour de l'aéroport sans trop savoir où on est. En tout cas, le décalage est déjà bien présent. En fait on se croirait exactement dans une série ou un film américain. Les mêmes flics, les mêmes immigrés mexicains partout avec des tatouages style gang,les mêmes voitures surdimensionnées où un 4x4 BMW passe pour une voiture sans permis. Par contre, l'américain est sympa ! On nous aide volontiers, pas d'énervement dans les queues, tout le monde sourit : ça change de la France. Bref, on quitte Los Angeles après un dernier hamburger dans le mac do (le moins bon de tous) de l'aéroport et c'est reparti pour 5h de vol direction Honolulu. Rien que d'entendre le pilote dire ça dans l'avion ça donne le sourire. Le vol se fait avec Delta Airlines : merdique. Un sachet de cacahuète pour 5h de vol, ça fait mal au cul. Enfin, on s'en fout, on arrive à l'aéroport de Honolulu !!!! On sort de l'avion et le personnel de l'aéroport est en chemise Hawaiienne et short. Ca donne le ton. On va récupérer nos bagages et le choc thermique est violent. Il fait nuit mais il fait 21°c. Mon pote Alex nous attend à la réception des bagages avec un collier de fleur. On part chez Budget louer une voiture dans son camion VW. Alex, grand bricoleur vit dans son camion et l'a aménagé à son goût : roots. Un crâne de chèvre lui sert de par buffle, et son nom Hawaiien lui sert de plaque d'immatriculation : Alika. Notre voiture est un peu moins roots : Chevrolet rouge tunning avec aileron, jantes alu et grosse sortie d'échappement : la grande classe à l'américaine. La boîte est automatique : assez bizarre à conduire au début.

On suit ensuite Alex sur un parking d'un snack à proximité pour boire une bière ensemble : une Kauai. On discute un peu et il nous indique la route à suivre vers le North Shore. Lui vit dans le Sud à Honolulu. On trace alors sur la Highway 1 : 2 x 6 voies limitée à 55 miles/h (environ 90 km/h) et il y a le droit de doubler par la droite. Assez stressant. Ah oui, autre chose, aux USA, à un feu, on peut tourner à droite même si c'est rouge, ça m'a valu pas mal de coups de klaxon. La route rétrécie de plus en plus, on prend la highway 2 en 2x2 voies qui finie par se rétrécir encore. On voit les premiers panneaux marqués North Shore et on passe devant Haleiwa. Il est minuit passé, on est archi crevé mais je reconnais tout de même Waïmea Bay. En fait, quasiment toute la route m'est familière. Ça fait tellement longtemps que je vois des photos et des vidéos de ce coin que je savais exactement où j'étais. Au seul feu du North Shore, au niveau du foodland (unique supermarché) on a pris Pupukea road qui grimpe bien dans les montagnes pour enfin trouver notre appart loué par M. Pancho Sullivan lui-même. L'appart est génial, lit king size, grande terrasse avec vu sur la forêt, déco à l'Hawaiienne, et jacuzzi. On ne s'attarde pas trop et on se couche, heureux d'être enfin arrivés.
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Avant de me lancer dans la création complexe et coûteuse d'une véritable e-boutique avec un grand choix de photos, d'articles et de format, je fais un test avec un modèle gratuit. Seulement 10 photos sont présentées mais évidemment, toutes les photos de mon site sont à vendre. Je cherche encore un moyen simple et efficace de vous proposer un grand choix d'images sur une grande variété de support. Vos suggestions seront les bienvenues.
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